Après Los Angeles, on a pris la route vers les espaces grandioses et désolés du grand ouest. On a roulé chaque jour, longtemps, sans croiser une âme. De part et d'autre de la route, s'étalent des paysages infinis à la beauté torturée. On a traversé des déserts, des forêts, des plaines, on a rencontré une nature hostile, propre aux envolées lyriques et aux considérations métaphysiques. On a médité et aussi immortalisé une bombe devant les canyons. On peut s'interroger sur le sens de la vie sans perdre celui des priorités.